Notre école : Butokukai


« Patience is the ballast of the soul »

La patience est le support de l’esprit


 

Le Lescar Taïchi pratique le Taïchi de style Yang long,

selon les préceptes du Kokusai Butokukai dont le Directeur technique

est Sensei Jean Chalamon (Hanshi et 10° duan de Taïchi)

instructeur au Karaté Kobudo Taïchi Club de Chambéry.

 

Le Lescar Taïchi pratique le style Yang long qui décline :

- l'enchaînement dit du grand Tao en 108 séquences réparties en trois cycles :  le cycle de la terre, le cycle de l'homme, le cycle du ciel

- l’enchaînement du petit Tao de style Yang en 60 séquences 

- le taïchi de l'épée

 

Le Lescar Taïchi pratique également : 

- le Qi Gong des pièces de Brocart (Ba Duan Jin)

- le Qi Gong des méridiens 

- le tuishou ou poussée des mains


Le Taïchi : généralités et grands principes


Le Taïchi, art martial chinois traditionnel, se présente comme une série de séquences (ou suites) de mouvements circulaires, très doux, très lents, coordonnés et continus. Ces mouvements sont synchronisés avec la respiration et la pensée consciente.

Les mouvements que l’on apprend sont circulaires afin d’économiser l’énergie. Selon la théorie, ces mouvements en cercle, en courbes, en spirales de toutes dimensions, donnent une sensation de sécurité émotionnelle alors que les lignes droites, les gestes anguleux gaspillent l’énergie. Ces figures apaisent l’esprit et favorisent la concentration.

Tout le monde peut pratiquer le Taïchi car on ne force pas le corps. La lenteur des gestes surprend : on est étonné quand on débute d’avoir à dérouler doucement les bras, glisser sur ses pieds, pivoter lentement le buste et la tête, car la vie quotidienne nous impose constamment des gestes rapides, brusques, générateurs de stress.

Les mouvements lents, coordonnés et contrôlés, contribuent à une meilleure perception de soi. Ils aident à développer l’équilibre, la confiance en soi, amènent la relaxation et écartent l’irritabilité.

Le style de ces mouvements s’inspire de ceux des animaux dans la nature. Il y a, à la base du Taïchi, des siècles d’observation sur le comportement animal. D’où le nom poétique des séquences : « la grue blanche déploie ses ailes », « le faisan doré sur une patte », etc.

Toutes les séquences correspondent à des techniques de combat. Les gestes sont les mêmes, en ralenti. Effectuées à vitesse normale, ces techniques sont redoutablement efficaces car profondément harmonisées avec le corps.

La coordination des mouvements et des séquences est très importante : jeu d’équilibre perpétuel entre le yin et le yang. Tout le corps travaille, chaque geste mobilise l’homme entier, physiquement, mentalement, émotionnellement.

A la fin d’une séance, on ne ressent pas du tout la même impression qu’après une séance de gymnastique. C’est un bien être apaisant, la sensation d’avoir rechargé toutes ses batteries. Le Taïchi stimule et accroît l’énergie vitale de l’homme.

Les principes classiques du Taichi Chuan sont très faciles à comprendre. Mais il est beaucoup plus difficile de les mettre en application !

La vraie compréhension n’est pas seulement intellectuelle, mais aussi physique et émotive. On doit comprendre avec son esprit, avec son corps et avec son cœur.

Comprendre avec l’esprit signifie se rendre compte de la signification de chaque séquence, de chaque technique, atteindre pendant la pratique l’union entre l’esprit et la technique. L’esprit doit être calme et vide, c’est-à-dire sans pensées extérieures, conscient de l’exécution des techniques, guidant le flux du Chi dans la direction souhaitée, sans y penser.

Comprendre avec le corps signifie s’entraîner assidûment pour que le corps acquière toutes les techniques et les enchaine avec fluidité sans les transformer. C’est aussi se servir de ses sens et sensations physiques pendant la pratique. Les mouvements doivent être le plus naturel possible. Rien ne doit être forcé, trop ample ou trop court. En transférant progressivement le poids d’un pied sur l’autre, on peut effectuer des mouvements continus et uniformes, sans ruptures, unis par un seul flux de Chi. Le corps se déplace alors lentement de façon harmonieuse, en alternant le plein et le vide.

Comprendre avec le cœur signifie aimer le Taichi Chuan et le pratiquer émotionnellement. La détente est une des conditions essentielles pour pratiquer correctement le Taichi Chuan, les tensions physiques résultant le plus souvent de tensions mentales.

Il faut également s’oublier soi-même et suivre l’adversaire. La pratique individuelle permet de se connaître et de prendre conscience de sa propre énergie. La pratique collective oblige à s’oublier soi-même et adapter son rythme, sa technique, sa vitesse aux autres. Cela demande beaucoup de modestie, vertu essentielle pour progresser.


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Hanshi Jean Chalamon

 

Butokukai Europe

 

Wikipedia/Taichi